«Gilets jaunes»: le pouvoir fait un geste

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Édouard Philippe a annoncé mardi un moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants. La veille, le premier ministre avait rencontré tous les chefs de parti. Il s’exprime mercredi à l’Assemblée. Dans la majorité, des voix discordantes s’étaient élevées pour réclamer une action rapide et globale.

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C’est la semaine où tout se joue. Le gouvernement semble enfin en avoir pris la mesure. Le premier ministre a annoncé mercredi un moratoire sur la hausse sur la taxe des carburants, « une suspension » selon les termes officieux. Cette augmentation de la taxe carbone a été à la source du mouvement des « gilets jaunes ». Après une nouvelle journée de mobilisation, samedi 1er décembre, marquée par de nombreux blocages dans toute la France et des scènes de violences à Paris, l’exécutif s’était enfin décidé à recevoir tous les chefs de parti. Lundi 3 décembre, une trentaine de personnes avaient donc défilé toute la journée dans le bureau d’Édouard Philippe pour lui exposer leur point de vue sur la situation.