«Nous ne tirons pas les leçons des vagues précédentes»

Par

Alors que la pression sur les services de réanimation s’intensifie, Mediapart dresse le portrait des travailleurs de première ligne qui s’y démènent et des métiers invisibles qui s’y exercent. Aujourd’hui, Neilla Laurent, cadre de santé à l’hôpital Saint-Louis, à Paris. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Je suis cadre de santé, issue de la filière infirmière. Je suis une sorte de “couteau suisse” invisible. Le cœur de mon métier, c’est l’amélioration et l’organisation des soins, dans un poste qui consiste à gérer et accompagner les équipes paramédicales : aides-soignants, infirmières, logisticiens… Mais en pratique, je fais tout et parfois n’importe quoi : des plannings, la recherche de personnels supplémentaire, avoir une vision globale de l’organisation et de la charge en soins du service, la gestion des vacataires, le fait de connaître l’état des patients, les discussions avec les personnes qui s’occupent de l’hygiène, le débouchage en urgence des toilettes, le moyen de réparer une porte…