Kazakhgate: le demi-aveu de Claude Guéant

L’ancien bras droit du président Sarkozy a reconnu mercredi devant une commission d’enquête parlementaire belge que l’Élysée s’est démené pour éviter à un oligarque un procès pour corruption en Belgique, afin que de juteux contrats soient signés entre la France et le Kazakhstan. Mais il a démenti avoir fait changer la loi outre-Quiévrain.

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Sous Nicolas Sarkozy, l’Élysée a bien monté une cellule occulte destinée à blanchir un sulfureux oligarque poursuivi en Belgique, afin de signer des milliards d’euros de contrats avec le dictateur kazakh Noursoultan Nazarbaïev. C’est l’incroyable aveu qu’a fait mercredi Claude Guéant, l’ex-bras droit du président Sarkozy, lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire belge sur le Kazakhgate. Cette affaire de corruption et de trafic d’influence franco-belge fait par ailleurs l’objet d’enquêtes pénales dans les deux pays.

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