Le PS, malmené partout, renonce à son université d'été

L’université d’été de la Belle alliance populaire, prévue fin août à Nantes, est enterrée. Depuis plusieurs semaines, le parti majoritaire comme le gouvernement peinent à organiser des réunions publiques. À moins d’un an de la présidentielle, la campagne est compromise.

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C’est la folle rumeur qui circulait dans les rangs de la gauche de la gauche depuis plusieurs jours : pour organiser la venue du premier ministre Manuel Valls à l’université d’été du PS, prévue fin août à Nantes, un tunnel secret était en cours de construction entre la gare et la Cité des congrès, distantes de quelques centaines de mètres. Rumeur sans fondement, mais qui en disait long sur les difficultés qui attendaient le parti majoritaire. En annonçant, dimanche 3 juillet, sa décision de reporter ou de suspendre l’université d’été, le premier secrétaire socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, acte de fait l’impossibilité d’assurer une réunion dans la sérénité.