Le procès Cahuzac reprend dans un climat tendu

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L’ancien ministre du budget sera jugé pour fraude fiscale et blanchiment à partir du 5 septembre, après sept mois d’interruption suite à l’examen puis au rejet d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Le procès redémarre alors que la justice financière connaît des ratés et des dysfonctionnements inquiétants, notamment en raison du manque de moyens affectés aux services chargés de lutter contre la corruption.

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Le procès de Jérôme Cahuzac pour fraude fiscale et blanchiment doit reprendre lundi 5 septembre après sept mois d’interruption due à l’examen puis au rejet d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par l’ancien ministre de François Hollande. Jérôme Cahuzac risque jusqu'à sept ans de prison et deux millions d'euros d'amende. Mais au-delà du cas des époux Cahuzac et des financiers qui les ont longtemps aidés à frauder le fisc, ce procès est emblématique à plus d’un titre.