Violences conjugales: une prise de conscience, mais peu de moyens

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En ouverture du « Grenelle contre les violences conjugales », le premier ministre a annoncé la désignation de procureurs « référents » et l’expérimentation de chambres d’urgence. Sans pour autant débloquer les moyens espérés par les associations. 101 féminicides ont été commis depuis le début de l’année.

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Une femme âgée de 92 ans est morte à Réalmont (Tarn) après avoir été frappée par son mari à son domicile, dimanche 1er septembre. Deux jours après ce 101e féminicide de l’année s’ouvrait à Matignon le « Grenelle contre les violences conjugales », annoncé avant l’été par la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa. Un « processus de concertation », pour reprendre les termes du gouvernement, qui se prolongera jusqu’au 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Et qui doit réunir associations, parlementaires, élus locaux et professionnels de terrain.