Au PS : le « crash » du 19 mai, révélateur d’un parti à bout de souffle

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La participation du premier secrétaire à la manifestation du 19 mai et sa sortie sur le « droit de regard » des policiers sur la justice ont généré un profond malaise chez beaucoup de militants socialistes. Ils y voient le symptôme d’une direction sans boussole à la tête d’une organisation sinistrée.

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Heureusement que Gérald Darmanin était là. Sa plainte contre Audrey Pulvar et le tollé suscité n’auront finalement eu que des avantages : relancer la campagne encalminée de la candidate du PS en Île-de-France, détourner l’attention du contenu de ses propos – elle expliquait tout le mal qu’elle pensait de la manifestation de policiers à laquelle son parti s’est rendu le 19 mai –, masquer, enfin, une très embarrassante « séquence », le chef des socialistes français expliquant ce même jour sur BFMTV que la police devait avoir un « droit de regard » sur la justice.