«Bébés sans bras»: l’enquête nationale est au point mort

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Plus de trois mois après l’annonce par la ministre Agnès Buzyn d’une enquête nationale sur l’affaire dite « des bébés sans bras », rien ou presque n’a été fait. Il n’y a pas de rapport d’étape public, les deux comités de pilotage n’ont pas été constitués, l’agence Santé publique France poursuit sa guerre contre le registre lyonnais Remera.

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« Moi, je veux savoir, je pense que toute la France veut savoir. » C'était le 31 octobre 2018, et la ministre de la santé Agnès Buzyn tapait du poing sur la table en annonçant le lancement d'une enquête nationale sur l'affaire dite des « bébés sans bras ». Deux objectifs : tenter un recensement des cas d'enfants nés avec cette malformation congénitale qu'est l'agénésie transverse des membres supérieurs (ATMS) ; et tenter d'identifier les causes d'un nombre de cas anormalement élevé dans plusieurs départements (Ain, Morbihan, Loire-Atlantique).