«Bébés sans bras»: pourquoi tant d’années ont été perdues

Par

Repérée dès décembre 2010, l'affaire dite des « bébés sans bras » est restée au point mort durant des années. En cause, l'inertie de la grande agence gouvernementale Santé publique France. Tout occupée à guerroyer contre le registre des malformations congénitales Remera, qui a multiplié les alertes et rapports, elle n'engage que maintenant et sur ordre ministériel une enquête nationale. Une enquête pleine de chausse-trapes et d'arrière-pensées.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Santé publique France est désormais au travail. Cette énorme agence gouvernementale, chargée de la veille et de la protection sanitaire de la population, a reçu l'ordre ministériel de conduire une enquête nationale sur l'affaire dite des « bébés sans bras ». C'est une affaire complexe où se mêlent inconnues scientifiques, dénuement des moyens de recherche, jalousies professionnelles et rivalités entre organismes, règlements de comptes divers et profonds désaccords… Mais Agnès Buzyn, ministre de la santé et de la solidarité, a tranché face à l'émotion de l'opinion publique.