« Le “à qui la faute?” a commencé », résume à Mediapart un membre de l’équipe de campagne de Marine Le Pen. Après une première semaine d'entre-deux-tours habile, la candidate du FN a réalisé une fin de campagne chaotique qui l'a conduite à 33,9 % des voix (selon les chiffres du ministère de l'intérieur donnés le 8 mai au matin). La cheffe du Front national gagne encore 2,9 millions de voix entre les deux tours – passant de 7,7 millions à 10,6 millions –, et elle est parvenue à trouver un allié – Nicolas Dupont-Aignan –, mais elle déçoit ses troupes, qui espéraient accrocher un écart resserré avec Emmanuel Macron.