Le féminisme à géométrie variable de la droite

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Après des années d’inertie, la droite s’empare enfin de la question de l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais le sujet n’est abordé que sous le prisme de l’islam et de l’identité française. Un féminisme d’un nouveau genre qui cache une réalité profondément sexiste.

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Il y a toujours quelque chose d’un peu gênant à écouter Nicolas Sarkozy expliquer que les militants de droite sont « les seuls aujourd’hui à défendre strictement l’égalité de l’homme et de la femme ». À l’entendre discourir sur le « combat qui a été celui de l’émancipation de la femme ». À le voir prendre des airs graves en se demandant « où sont passées les féministes alors même que le burkini n’est rien d’autre que d’enfermer des femmes dans une prison de tissu ? ». Gênant pour plusieurs raisons, dont la première est tellement flagrante qu’elle ne saute pas immédiatement aux yeux : ce sont les huit hommes, assis derrière lui, qui applaudissent à ses propos. Huit hommes, confortablement installés à la tribune du campus LR (ex-UMP) de La Baule, ce dimanche 4 septembre. Pas une femme.