A Romainville: «La base de loisirs, c’est un projet de bourges»

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En Seine-Saint-Denis, le projet de « base de loisirs » dans la forêt de Romainville sert d’argument pour promouvoir l’écoquartier qui doit remplacer la cité HLM Gagarine. Un rassemblement a eu lieu pour réunir défenseur·e·s de ce quartier et du bois.

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Sur la colline surplombant l’est parisien, au-delà de la porte de Bagnolet, se trouve un bois. La forêt de la corniche, ensemble sauvage poussé sur les restes d’une ancienne carrière de gypse, est aujourd’hui menacée par un projet de « base de loisirs ». À la frontière entre Romainville, les Lilas et Pantin, le conseil régional veut y construire des équipements sportifs et parcours de plein air, des balançoires, des structures à grimper, un poney club (voir ici le reportage de Christophe Gueugneau, et là, mais aussi ici les enquêtes de l’historien Sylvain Piron dans lundimatin). Mais des riverain·e·s, des voisin·e·s plus éloigné·e·s, des amoureux des balades forestières et des écologistes s’y opposent. Rassemblements, pique-niques, et mobilisation ont réussi à ralentir les travaux. L’emprise du projet de base de loisirs a été revue à la baisse (8 hectares sur les 27 de la forêt au total), et le défrichage a été interrompu. Une barrière métallique blanche de plusieurs centaines de mètres a été déployée à l’orée du bois, afin d’en empêcher l’accès.