En matière de lutte contre la délinquance économique et financière, les politiques publiques ne consistent – le plus souvent – qu’à réagir aux scandales, quand elles ne se résument pas à de simples effets d’annonce. Les affaires de financement occulte des partis (PCF, PS, CDS, PR et RPR) des années 1980 avaient ainsi débouché sur la création, en 1993, du Service central de prévention de la corruption (SCPC), un organisme pluridisciplinaire (composé de magistrats, policiers, agents du fisc et douaniers)… mais dépourvu du moindre pouvoir d’enquête.