Les questions auxquelles l’exécutif va devoir répondre

Dans les prochains jours, l'exécutif devra répondre à des questions très lourdes, alors que les services spécialisés évaluent à 1 200 environ le nombre de « djihadistes potentiels » en France. « Quand il y a 17 morts, c'est qu'il y a eu des failles », a admis le premier ministre.

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« Il n’y a pas de risque zéro. » Dès jeudi matin, sur RTL, le premier ministre Manuel Valls avait tenté de déminer par avance la polémique sur d’éventuels défauts de surveillance des frères Kouachi, auteurs de l’attaque à Charlie Hebdo. Pourtant, au fil des événements tragiques, qui se sont terminés vendredi par la mort des frères Kouachi et de leur complice, et un véritable bain de sang parmi les otages de la porte de Vincennes, c’est un véritable réseau, organisé depuis une dizaine d’années, entraîné et surarmé, qui est apparu au grand jour, dans toute sa violence. « Quand il y a 17 morts, c'est qu'il y a eu des failles », a admis le premier ministre vendredi soir.