Front républicain: derrière le déni, l’inquiétude grandit à LREM

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À un an de l’élection présidentielle, plusieurs figures de La République en marche s’interrogent sur l’éloignement du centre-gauche et sur le refus de faire une nouvelle fois barrage à l’extrême droite. « Il y a eu des blessures pour une partie de notre électorat », dit l’une d’entre elles.

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Le sujet a été identifié depuis fort longtemps, y compris dans l’entourage le plus proche du chef de l’État. On parlait alors pudiquement d’« évolution de son électorat », on s’agaçait de cette image de « président des riches », on comprenait toutefois qu’elle puisse lui coller à la peau, mais on assurait que « les choses allaient évoluer » et qu’il suffisait de « remuscler la jambe gauche ». Pourtant, lorsque Libé a titré sur ce nombre grandissant d’électeurs de gauche affirmant qu’ils ne voteraient plus pour Emmanuel Macron, même en cas de second tour face à Marine Le Pen, le ton a changé.