Au dernier jour du procès Barbarin: «La douleur ne crée pas le droit»

Par Daphné Gastaldi, Mathieu Martiniere et Mathieu Périsse (We Report)

Au quatrième et dernier jour du procès Barbarin, les avocats de la défense ont tenté de démontrer que les infractions reprochées au cardinal et aux cinq autres prévenus n’étaient pas constituées. Les débats ont mis en évidence un certain décalage entre la dimension thérapeutique du procès pour les victimes et la lecture stricte du droit du côté de la défense.

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Conter une fable dans une affaire d’omerta. Dernier à prendre la parole avant la clôture du procès Barbarin jeudi, MAndré Soulier maîtrise ses vieux classiques. L’avocat et proche du cardinal de Lyon convoque une fable de La Fontaine, Les animaux malades de la peste, et sa célèbre morale : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Pour le ténor du barreau lyonnais, le message est clair : « Il faut faire attention de ne pas prétendre identifier les malheurs d’un temps à telle ou telle personne. Ça n’est pas la mission de la justice », conclut-il devant la présidente du tribunal correctionnel de Lyon.