L’enquête sur l’attentat de Magnanville révèle des fuites au sein de la police

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Une figure du syndicalisme policier est en garde à vue, suspectée d’une négligence ayant permis au terroriste Larossi Abballa de connaître l’adresse du couple de policiers assassinés à leur domicile au printemps 2016. Et dans l’ordinateur d’une jeune fille impliquée dans l’affaire, les policiers ont découvert une liste de 2 626 membres des services du renseignement.

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L’attentat de Magnanville, qui a vu l’assassinat à leur domicile de deux d’entre eux, n’en finit pas de traumatiser les policiers. Ils découvrent éberlués, au gré des révélations depuis lundi des hebdomadaires L’Express et Le Point, qu’une collègue appréciée de tous, figure reconnue du syndicalisme, pourrait être involontairement à l’origine du drame. Et que malgré l’élimination, dans la foulée de son crime, du tueur de policiers, la sécurité des forces de sécurité est toujours menacée, les complices du terroriste ayant eu accès à une liste de 2 626 officiers du renseignement… Ce qui constitue la plus grosse fuite de données connue de l’histoire du contre-espionnage français. Retour sur un attentat aux ramifications insoupçonnées.