À peine installé, le gouvernement d’Édouard Philippe a déjà réussi à provoquer une mobilisation rarement vue des associations de défense des libertés publiques contre son projet de loi visant à pérenniser les principales mesures permises par l’état d’urgence. Vendredi 9 juin, un collectif de neuf organisations (ACAT, Amnesty international, Action droits des musulmans, LDH, Quadrature du Net, Observatoire international des prisons, GISTI, Credof, Human Rights Watch, Syndicat de la magistrature) ont organisé en urgence une conférence de presse pour demander « solennellement » au président de la République de « retirer ce projet de loi inacceptable ».