Sarkozy contre la République: un président hors la loi

Par

Chargé du respect d'une Constitution qui «assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine», le président a, par son discours de Grenoble, violé la loi fondamentale et manqué aux devoirs de sa fonction. Cet événement oblige au sursaut le plus large et le plus solennel. Parti pris.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La diversion xénophobe organisée par le pouvoir pour tenter de faire oublier La diversion xénophobe organisée par le pouvoir pour tenter de faire oublier le feuilleton Bettencourt est un tournant du quinquennat: désormais, Nicolas Sarkozy est un président hors la loi. La fonction que le suffrage populaire lui a confiée en 2007 lui impose de veiller au respect d'une Constitution qui « assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine ». Par son discours de Grenoble visant les personnes « d'origine étrangère », il a donc violé la loi fondamentale et, par conséquent, manqué aux devoirs de sa charge. Cet événement ne saurait être traité à la légère par les républicains et les démocrates, de quelque bord qu'ils soient: il oblige au sursaut le plus large et le plus solennel.