Les Balkany nous ont reçus en leur principauté

Par Jean-Louis Le Touzet

« Ce procès est une affaire privée, pri-vée. Qui ne concerne qu’Isabelle et moi. » L’actuel maire de Levallois et sa femme, qui est aussi son adjointe, ont cependant accepté de nous parler de leur royaume. Fidèles à leur réputation…

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La vertu en politique n’étant pas un fertilisant, les Levalloisiens – et quelle que soit l’issue du procès au cours duquel comparaîtront, du 13 mai au 20 juin, Patrick et Isabelle Balkany pour corruption, prise illégale d’intérêts et blanchiment de fraude fiscale (13 millions d’euros) – savent bien que les pelouses ici seront toujours vertes et douces comme un ventre de lapin et que l’éclairage public sera porté à un degré d’incandescence inégalé, du moins dans les Hauts-de-Seine : « C’est pas comme à Neuilly, où il y a des rues dans lesquelles je n’aimerais pas me promener la nuit… », mordait, le 21 mars dernier, Isabelle Balkany, la première adjointe au maire depuis 2001, louée par ses opposants pour sa capacité de travail et sa connaissance des dossiers, mais qui, comme on le voit, s’y connaît aussi en coups de dague et en réverbères. Car ici, à Levallois, le climat est toujours parfait, quoique équatorial, tant et si bien que les immeubles poussent en un rien de temps.