A Paris: «On laisse mourir Alep et le droit humanitaire»

Par et

Deux manifestations coup sur coup à Paris mardi. Outre l'horreur du massacre en cours, tous soulignent le dangereux précédent que constitue cet abandon de la population d'Alep-Est.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La mobilisation peut sembler dérisoire face à l’hécatombe en cours à Alep (Syrie). Alors que les forces de Bachar al-Assad et ses alliés sont en train de reprendre aux rebelles les derniers quartiers d’Alep-Est, une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés à Paris mardi 13 décembre, à midi, face au ministère de l’intérieur, au coin de la rue de Miromesnil et de celle du Faubourg-Saint-Honoré, avant une seconde manifestation, quelques heures plus tard, devant l'ambassade de Russie. Acculés sur un coin de trottoir entre une vitrine de Noël et un cordon policier les encerclant, les manifestants scandent leur soutien à la population d’Alep en brandissant des drapeaux syriens. « Syriens, restez debout, le monde est fier de vous ! » ; « Ni Daech ni Bassar » ; « La Syrie, on ne t’oublie pas, la liberté, tu l’auras » ; « Votre silence nous tue ». Devant les manifestants pour la plupart originaires de Syrie, les seuls élus présents sont six parlementaires Europe Écologie Les Verts (EELV), qui ont ceint leur écharpe tricolore.