Vers des licenciements par «consentement mutuel»

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Rupture à l'amiable du contrat de travail, rallongement des périodes d'essai, suppression du CNE. La négociation s'annonçait difficile. Pourtant, syndicats (sauf la CGT) et patronats ont trouvé en janvier un accord sur le marché du travail. Le projet de loi examiné à l'Assemblée nationale à partir de ce mardi le retranscrit en partie. Revue de détail des principales mesures. Lire aussi : Projet de loi sur le marché du travail, le PS n'a presque rien à dire.

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Du pur Laurence Parisot. Interrogée, dimanche 13 avril, sur Europe 1, la patronne du Medef s’est enflammée à l’évocation de l’accord sur la modernisation du marché du travail, signé le 11 janvier, et dont un projet de loi, discuté à partir de mardi à l’Assemblée nationale, reprend les principales dispositions. Selon la patronne des patrons, sa mesure phare, la possibilité d’une rupture à l’amiable entre le patron et son salarié est aux relations du travail ce que le divorce par consentement mutuel fut aux couples : une «révolution ».
Les syndicats, s’ils sont moins enthousiastes, n’en sont pas moins rassérénés : mis à part la CGT, qui trouve l’accord trop favorable au patronat, la CFDT, FO, la CFE-CGC et la CFTC ont tous signé. Avec le sentiment d’avoir préservé l’essentiel. Et même d’avoir grappillé des droits nouveaux pour les salariés.