Pour en finir avec la première dame

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L’affaire Trierweiler n’est pas anecdotique mais politique : elle témoigne de la privatisation de l’espace public qui accompagne la publicisation du privé. Nous n’avons pas élu un couple, mais un président qui doit rétablir la frontière entre fonctions publiques et vies privées. Sauf à poursuivre un sarkozysme sans Sarkozy, avec ses conflits d’intérêts et ses mélanges des genres. Et à connaître le même désaveu.

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L’affaire Trierweiler n’est pas anecdotique mais bien politique : elle témoigne de la privatisation de l’espace public qui accompagne la publicisation du privé. La journaliste prétend arbitrer les querelles socialistes, en faisant valoir ses préférences et ses détestations. Mais, ni militante ni élue, sans engagement partisan connu, elle n’a aucun titre pour le faire, sinon d’être la compagne de François Hollande. Nous n’avons pas élu un couple, mais un président, et un seul, qui doit rétablir la frontière entre fonctions publiques et vies privées. Sauf à poursuivre un sarkozysme sans Sarkozy, avec ses conflits d’intérêts et ses mélanges des genres. Et à connaître le même désaveu.