L’antiterrorisme est à la peine depuis 2008

Par et

La création de la DCRI en 2008 a désorganisé les services de renseignement, comme l'ont souligné les tueries de Merah en 2012, à Toulouse et Montauban. Depuis, malgré les lois antiterroristes qui s'empilent, ces services ont de plus en plus de mal à évaluer la dangerosité des djihadistes de retour de Syrie.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« J'ai acquis la conviction que les hommes de Daech ont l'ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d'ampleur, incomparables à celles menées jusqu'ici. Je le dis en tant que technicien : les jours les plus sombres sont devant nous », prévenait le juge d’instruction Marc Trévidic le 30 septembre dans Paris Match, quittant après dix ans le pôle judiciaire antiterroriste.