Valls et Cambadélis veulent imposer au PS son aggiornamento

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Devant le conseil national du parti socialiste, le premier ministre a livré un discours offensif appelant à « dépasser la gauche », tandis que le premier secrétaire a décrété « la fin du cycle d’Épinay ». Mais ils n’ont pas calmé pour autant les ardeurs des frondeurs socialistes, qui continuent de s'organiser.

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Cela a ressemblé comme deux gouttes d’eau aux discours qu’il prononçait à la tribune des congrès socialistes, à une époque où il était archiminoritaire. Mais désormais, Manuel Valls parle comme chef de la majorité au pouvoir. Devant le conseil national du PS, réuni (une nouvelle fois) à huis clos samedi 14 juin à la Maison de la chimie, le premier ministre a souhaité fixer une ligne idéologique nouvelle à son parti, qui n’en a jamais réellement débattu jusqu’ici. Avec une franchise et une clarté que beaucoup lui ont reconnues, mais sans convaincre les sceptiques ni les oppositions qui s’expriment depuis sa nomination et les défaites aux élections municipales et européennes (lire ici – en PDF – le discours intégral).