Ce moment où Macron a (r)ouvert les vannes de l’islamophobie

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Après Nicolas Sarkozy et Manuel Valls, Emmanuel Macron, à son tour, laisse la porte ouverte au déferlement de haine contre les musulmans. Il en va de sa responsabilité de maintenir les digues, y compris en menant la lutte contre le terrorisme. 

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Un chroniqueur ouvertement islamophobe, condamné par la justice pour provocation à la haine raciale, recruté par une chaîne de télévision pour déverser son fiel contre les musulmans ; une femme portant un voile humiliée par un élu RN devant son fils et les camarades de son fils venus assister à une assemblée plénière du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté ; un ministre de l’éducation appelant à signaler les petits garçons refusant de donner la main aux petites filles dans les cours de récréation, décelant en eux des djihadistes en puissance ; un ministre de l’intérieur désignant « la pratique régulière et ostentatoire de la prière » et la « pratique exacerbée de la religion en période de ramadan » comme autant d’usages problématiques ; une université diffusant, avant de se raviser, des instructions visant à repérer en son sein de supposées formes de « radicalisation », au travers de l’« apparition du voile », de « changement de physionomie » avec « port de la barbe sans moustache », de « changement vestimentaire » avec « port d’une djellaba », d’« absentéisme récurrent aux heures de prières », de « refus de l’autorité des femmes », de l’« arrêt de consommation de boissons alcoolisées », etc.