«Si j’avais été blanche, les policiers ne m’auraient pas tabassée»

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Assurant avoir été frappée et insultée sans raison par deux policiers en civil, une mère de famille d'Agen porte plainte pour la deuxième fois afin d'obtenir justice. Une première enquête avait été classée sans suite. La procureure d'Agen s'en explique, et donne un autre éclairage.

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Un juge d’instruction du tribunal de grande instance d’Agen (Lot-et-Garonne) va être désigné dans les jours qui viennent pour tirer au clair une affaire qui présente a priori toutes les caractéristiques d’un cas de violences policières à caractère raciste. Marie-Reine D., 38 ans, mère de trois enfants, noire de peau, affirme avoir été victime de brutalités et de mauvais traitements injustifiés ainsi que d’injures racistes de la part de deux policiers en civil, une nuit du printemps 2016 à Agen. La plainte qu’elle avait adressée au parquet quelques jours après les faits a été classée sans suite le 19 avril dernier, au bout d’un an d’enquête préliminaire, et sans qu’elle ait été entendue une seule fois.