Cambadélis placé au premier rang d'un PS crépusculaire

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À huis clos et dans le flou statutaire, Cambadélis remplace Désir à la tête du PS. Ce choix ne sera finalement pas validé par un vote militant. Il s'agit en priorité de « tenir » l'appareil.

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Évolution de palais, au PS. Ce mardi soir, dans une salle au sous-sol de l'Assemblée nationale, le conseil national du parti socialiste a élu à sa tête Jean-Christophe Cambadélis, 62 ans, par 147 voix (67,1 % des exprimés, seuls 230 des 302 votants ont participé au scrutin, onze se sont abstenus). À huis clos. Le nouveau premier secrétaire a proposé une « direction resserrée » d'une grosse trentaine de membres (contre 88 sous Harlem Désir), où l'on trouve très peu de hollandais, et a constaté « le départ de la majorité » du courant des proches de Benoît Hamon (« Un monde d'avance ») et des membres de la « motion Stéphane Hessel ». Avec l'aile gauche du PS (emmenée par Marie-Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel), ceux-ci ont présenté un candidat commun contre lui : il s'agissait du premier secrétaire fédéral de la Nièvre, Sylvain Mathieu, qui a recueilli 72 voix (32,9 %). Un score non-négligeable pour un inconnu, candidat de consensus entre Maurel et les amis de Hamon.