Le PS lance son congrès, à huis-clos et en rangs serrés

Par

Le conseil national du parti socialiste de ce mercredi a enregistré le dépôt des contributions à son prochain congrès. Si 20 textes ont été déposés, un seul (cosigné par Aubry et Ayrault) réunit la quasi-totalité des ministres et des ténors du parti. Seuls l'aile gauche du PS et Hamon font encore de la résistance face à l'unanimisme.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Un parti godillot ? Nous ne saurions même pas le faire si nous voulions l'être ! » C'est ainsi que Martine Aubry a évacué les procès en verrouillage du congrès, à la tribune du conseil national du PS, ce mercredi, dans un sous-sol de l'assemblée nationale. Elle a ainsi lancé le congrès socialiste, qui aura lieu fin octobre à Toulouse. À huis-clos, ce qui montre le peu d'envie de voir les débats internes prendre de l'importance médiatique, voire perturber la marche du nouveau pouvoir. « Nous avons besoin d'un grand parti socialiste. Et un grand parti socialiste, ce n'est pas se compter sur des virgules et des points virgules », a averti de son côté Jean-Marc Ayrault.