Dans la «jungle» de Calais: nervosité et tensions avant la destruction

Mediapart a passé deux jours avec un groupe de Soudanais dans la « jungle » de Calais. La mort dans l’âme, ils s’apprêtent à renoncer à leur rêve anglais. Ils s’inquiètent d’être séparés lorsque les bus viendront les chercher pour les conduire dans les centres d’hébergement dispersés en France.

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Calais, envoyées spéciales. « It’s finish, the jungle it’s finish » : Mohajir – il demande qu’on l’appelle ainsi, de ce nom qui veut dire « migrant » en arabe – n’arrive pas à y croire. Voilà plus d’un an qu’il a trouvé refuge dans les dunes du bidonville de Calais battues par les vents. À l’écart de la rue principale et de ses commerces, il faut cheminer dans un dédale de tentes et d’abris, grimper le long d’un sentier escarpé, éviter de glisser sur le sable humide, contourner des obstacles et tourner une dernière fois, avant de trouver l’habitation qu’il s’est construite, parfaitement isolée, à base de bois et de tenture en laine, avec une cour et une cuisine en dépendance.

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