Contre les stupéfiants, Macron prône l’acharnement thérapeutique 

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Jadis ouvert à la dépénalisation du cannabis, le chef de l’État se dit aujourd’hui favorable à une politique antidrogues sévère, visant à « harceler les trafiquants et les dealers », mais aussi les usagers. Quitte à s’enfoncer dans une impasse.  

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C’est une profession de foi digne d’un ministre de l’intérieur en exercice, promesses et objectifs chiffrés à l’appui, mais le président de la République en est pour une fois l’auteur. Lundi 19 avril, dans un entretien accordé au Figaro, Emmanuel Macron passe en revue sa politique de sécurité pour se féliciter de ses résultats. Il commente les tendances de la délinquance, détaille les effectifs des forces de l’ordre, fait un détour par le « séparatisme », aborde tour à tour le rôle des polices municipales et le nombre de places de prison.