«Séparatisme»: les mots, les actes et la loi

Le projet de loi « confortant les principes de la République » a été adopté mardi 17 février à l’Assemblée, avant son examen au Sénat à partir du 30 mars. Malgré son intitulé, ce texte détricote ses plus grandes lois, sous couvert de lutte contre un « séparatisme » redéfini en 2020. Nos enquêtes, analyses et reportages.

«Séparatisme»: au Sénat, la fièvre islamophobe

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Le Sénat a adopté, lundi 12 avril, une version largement durcie du projet de loi contre le « séparatisme ». Les débats ont donné à voir la surenchère d’une droite sénatoriale décidée à légiférer tous azimuts, des mariages aux piscines en passant par les terrains de sport.

«Amendement Unef»: au Sénat, la gauche tombe dans le piège

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Le Sénat. © Antonin Burat / Hans Lucas via AFP Le Sénat. © Antonin Burat / Hans Lucas via AFP

Dans la lignée des polémiques sur les réunions non mixtes, le Sénat a voté jeudi 1er avril, avec le soutien ou l’abstention de la gauche, un amendement qui prévoit la dissolution de certaines associations. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un « vote honteux ».

«Séparatisme»: à droite, des élus locaux défendent une vision «apaisée» de la laïcité

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Les parlementaires LR prévoient de durcir la loi sur les « principes républicains », qui arrive au Sénat mardi. Sur le terrain, des élus locaux de droite font pourtant entendre une autre voix sur les questions liées à l’islam et à la laïcité.

«Séparatisme»: jouer sur le terrain de l’extrême droite est voué à l’échec

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En s’appropriant les obsessions de Marine Le Pen, certains membres du gouvernement et la majorité jouent avec le feu. Comme un récent article de recherche le démontre, cette stratégie est impuissante à enrayer le vote pour l’extrême droite voire le favorise.

«Séparatisme»: l'Assemblée expédie les débats de fond sur la loi de 1905

Par Lou Syrah

L’examen du projet de loi « confortant les principes de la République » a quasiment évacué tout débat approfondi sur la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Il s’attaque pourtant aux trois piliers de la démocratie que sont la liberté d’expression, la liberté de culte et la liberté d’association.

«Séparatisme»: l’Assemblée rabote la liberté associative

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Les députés ont voté les articles du projet de loi « séparatisme » qui facilitent les dissolutions d'associations et créent un « contrat d’engagement républicain ». Celles qui sollicitent l’argent public devront s’abstenir « de prosélytisme abusif ».

La République ou la famille? La loi «séparatisme» relance la querelle scolaire

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Manifestations à Paris pour « l'école libre », en 1984. © AFP Manifestations à Paris pour « l'école libre », en 1984. © AFP

En légiférant sur l’instruction en famille et l’école hors contrat dans sa loi contre le séparatisme, le gouvernement ravive de profonds clivages politiques, à droite comme à gauche. Masquée par ces débats, une implacable segmentation du marché de l'éducation.

«Séparatisme», loi sur la République: ce qu’en disent les invités d’«A l’air libre»

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Loi utile contre l’islam radical ? De circonstance ? Nouvelle offensive « laïciste » ? « Mascarade » ? Les invités d’« À l’air libre » ont donné leurs arguments sur la loi « confortant le respect des principes républicains ».

Loi «séparatisme»: à l’unisson, LR s’enflamme sur l’islam et piège la majorité

Par et
Une partie des députés LR, en février 2021. © Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas via AFP Une partie des députés LR, en février 2021. © Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas via AFP

Le gouvernement a ouvert la boîte de Pandore du « séparatisme » à l’Assemblée nationale, la droite s’y engouffre, réaffirmant la dimension sécuritaire et identitaire d’un parti qui affiche son obsession pour les femmes voilées. La majorité parlementaire, elle, rame pour convaincre que son projet de loi n’est pas un texte qui stigmatise.

Fermetures de mosquées «séparatistes»: les tours de passe-passe de Darmanin

Par Lou Syrah
Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale, le 26 janvier 2021. © Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale, le 26 janvier 2021. © Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP

Le ministre de l’intérieur brandit à l’envi des chiffres sur les mosquées « radicalisées » qu’il fait fermer. Pour des motifs souvent liés, en réalité, à l’hygiène et la sécurité. Mediapart revient sur trois cas en Seine-Saint-Denis, emblématiques des artifices auxquels il se livre.

«Séparatisme»: les autorités tentent d’embrigader l’inspection du travail

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G. Darmanin à l'Assemblée nationale le 26 janvier 2021. © Quentin De Groeve / Hans Lucas via AFP G. Darmanin à l'Assemblée nationale le 26 janvier 2021. © Quentin De Groeve / Hans Lucas via AFP

Cibler la communauté tchétchène, des kebabs halal ou des barbiers musulmans… Dans le cadre des opérations de lutte contre le « séparatisme », certaines préfectures sollicitent les inspecteurs du travail. En interne, on dénonce des demandes « xénophobes » et des atteintes au principe d'indépendance.

Sonia Krimi: «Il y a une ligne laïcarde et stigmatisante à LREM»

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© Mediapart

Dans « À l’air libre » mardi, la députée LREM de la Manche dit tout le mal qu’elle pense de la loi « séparatisme ». Pour elle, vouloir faire l’islam de France, « c’est une connerie ». Alors que la révolution égyptienne a dix ans, elle dénonce la Légion d’honneur remise par Emmanuel Macron au maréchal Sissi.

Au prisme du «séparatisme», les députés débattent de «dignité humaine»

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À l’occasion de la loi confortant le respect des principes de la République, l’examen en commission des articles sur la polygamie, les certificats de virginité ou le consentement dans le mariage révèle les ambiguïtés du texte. Les débats sont riches, mais le cadre piégé.

En commission, la loi «séparatisme» se mue en débat sur le voile

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Le début de l’examen du projet de loi sur le « respect des principes républicains » a généré un conflit entre les oppositions et la majorité, accusée de « censure » de centaines d'amendements. Sur le fond, le sujet du voile islamique a cristallisé les échanges.

Charte des imams: le coup de force de l’exécutif

Par Lou Syrah
Mohammed Moussaoui, le president du CFCM, signe la  «charte des principes pour l’Islam de France» au côté d’Emmanuel Macron, qui l’a voulue, lundi 18 janvier 2021, à l’Elysée. © Ludovic MARIN / POOL / AFP Mohammed Moussaoui, le president du CFCM, signe la «charte des principes pour l’Islam de France» au côté d’Emmanuel Macron, qui l’a voulue, lundi 18 janvier 2021, à l’Elysée. © Ludovic MARIN / POOL / AFP

Le Conseil français du culte musulman a présenté lundi, à l’Élysée, une « charte des principes pour l'islam de France », réclamée en novembre par Emmanuel Macron pour lutter contre le « séparatisme ». À ce stade, plusieurs fédérations ne signent pas.

Séparatisme: «Une loi opportuniste et démago», pour Ugo Bernalicis

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Dans « À l’air libre » lundi, le député LFI Ugo Bernalicis et l’historienne Valentine Zuber évoquent le projet de loi sur le séparatisme qui arrive à l’Assemblée. Également au sommaire : le témoignage de Debora A., qui a perdu son bébé après une interpellation.

Loi «séparatisme»: la droite dépose un pot-pourri d’amendements

Par et
Une partie du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, le 8 décembre 2020. © Xose Bouzas / Hans Lucas. Une partie du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, le 8 décembre 2020. © Xose Bouzas / Hans Lucas.

Ce lundi 18 janvier débute, à l’Assemblée nationale, l’examen en commission de la loi « confortant le respect des principes de la République ». L’analyse de ses quelque 1 700 amendements dévoile la surenchère droitière autour d’un texte fourre-tout.

Fermeture de l’école MHS à Paris: des accusations de «séparatisme» que les autorités peinent à prouver

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Le communiqué annonçant la fermeture de cet établissement hors contrat du XIXarrondissement de Paris laisse penser qu’il s’agit d’une mesure prise pour lutter contre une école musulmane « séparatiste ». Ni les autorités interrogées ni les documents consultés par Mediapart ne confirment pourtant ces accusations. 

«Charte» des imams: un programme très politique dicté de l’Intérieur

Par Lou Syrah
Un prêche dans une mosquée de Marseille, en mai 2020. © Clément Mahoudeau / AFP Un prêche dans une mosquée de Marseille, en mai 2020. © Clément Mahoudeau / AFP

Voulue par Emmanuel Macron, cette « charte » doit être présentée à Gérald Darmanin dans une semaine. Élaborée en secret avec le Conseil français du culte musulman (CFCM), elle colle tellement aux objectifs politiques de l’exécutif qu’elle gêne des imams l’ayant consultée. Mediapart s’est procuré une version discutée le 15 décembre, qui affirme que le « racisme d’État » n’existe pas en France.

«Séparatisme»: une victoire paradoxale pour le RN

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Si tous les thèmes chers à la formation d’extrême droite sont aujourd’hui à l’agenda politique et médiatique, le Rassemblement national peine à faire entendre sa voix, malgré le marathon médiatique dans lequel s’est lancée Marine Le Pen.

Stéphanie Hennette-Vauchez: «La laïcité devient une injonction»

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© Mediapart

Dans « À l’air libre » jeudi, la professeure de droit Stéphanie Hennette-Vauchez décrypte le projet de loi présenté la veille.

«Séparatisme»: le gouvernement détricote les «grandes lois de notre République»

Fin du conseil des ministres, le 9 décembre. © Arthur Nicholas Orchard/Hans Lucas via AFP Fin du conseil des ministres, le 9 décembre. © Arthur Nicholas Orchard/Hans Lucas via AFP

Le projet de loi « confortant les principes républicains », selon sa nouvelle appellation, a été adopté mercredi en conseil des ministres. Sans la citer, il vise « une idéologie politique qui s’appelle l’islamisme radical », revendique Jean Castex. Mediapart le décrypte, mesure par mesure. Avec les ajustements dus aux réserves du Conseil d’État.

«Ce texte met en scène une République faible face à un séparatisme fort»

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Dans «À l’air libre» mercredi, deux sociologues du CNRS, Marwan Mohammed et Sarah Mazouz, analysent le projet de loi « confortant le respect des principes de la République ».

Le PS se pose en nouveau «héraut» de la laïcité

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Les socialistes placent désormais la vulgate républicaine au cœur de leur communication politique. Une conséquence des années Valls, dont l’ombre continue de planer sur le parti.

Loi «séparatisme»: un piège pour tous les cultes

Par Lou Syrah
À Matignon, des représentants de la Conférence des évêques de France, le 29 novembre 2020. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP À Matignon, des représentants de la Conférence des évêques de France, le 29 novembre 2020. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Catholiques, protestants ou juifs, des représentants des cultes racontent à Mediapart la confusion qui règne, sur la laïcité, au sein de l’exécutif. Et comment ils ont tenté d’éviter le pire. Alors que le Conseil d’État examinait hier l’avant-projet de loi, l’un d’eux prévient : « Tout le monde a à [y] perdre. »

Le CCIF dissous et re-dissous

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Le conseil des ministres a prononcé mercredi la dissolution du comité contre l’islamophobie en France, en tant que « groupement de fait ». L’association avait déjà, d’elle-même, mis la clé sous la porte pour contrecarrer cette procédure. 

Imams agréés: Macron échoue à renouveler l’islam de France

Par Lou Syrah

Selon un document obtenu par Mediapart, le projet de conseil national des imams, placé sous la dépendance du CFCM, prévoit un agrément avec possibilité de retrait en cas de manquement éthique. Voulu par l’Élysée, il met surtout fin aux espoirs de rénovation du culte suscités par le candidat Macron en 2017.

Séparatisme: ce que prévoit le projet de loi

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Dans sa version actuelle, le texte compte 57 articles et a été transmis au Conseil d’État pour avis. Il doit être présenté en conseil des ministres le 9 décembre. Voici ce qu’il veut changer. 

L’offensive de Macron contre nos libertés

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Depuis trois ans, l’exécutif s’attaque aux grandes lois fondatrices, sous couvert de sécurité et de défense des principes républicains. Pour les défenseurs des libertés publiques, « une menace pèse sur l’idée de démocratie elle-même ».

Marlène Schiappa: une mue idéologique au service d’elle-même

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Marlène Schiappa au ministère de l’intérieur, le 31 août. © Arthur Nicholas Orchard/Hans Lucas via AFP Marlène Schiappa au ministère de l’intérieur, le 31 août. © Arthur Nicholas Orchard/Hans Lucas via AFP

Attaquée en début de quinquennat par ceux qu’Emmanuel Macron qualifiait à l’époque de « laïcistes », la ministre est devenue au fil du temps leur meilleure porte-parole. Récit d’un cheminement politique, entre influences et opportunisme.

Miguel Angel Moratinos: «Face aux épreuves, la France devrait mettre en avant la fraternité»

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Dans un entretien à Mediapart, le haut représentant des Nations unies pour l’alliance des civilisations en appelle au « respect mutuel » et à la « fraternité », en réponse aux attaques terroristes.

Henri Goldman: «Tout semble aujourd’hui fait pour rabattre l’islam vers l’islamisme»

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Henri Goldman, qui vit à Bruxelles la plurielle, s’inquiète de la rage uniforme qui saisit la France depuis l’attentat de Conflans. Par-delà les manipulations politiques d’un pouvoir aux abois, retour sur une névrose nationale hexagonale.

Dans tous les rangs, des parlementaires pas dupes de l’agitation de Darmanin

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La stratégie tout feu tout flamme et très politique du gouvernement depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine inquiète jusque sur les bancs de la majorité présidentielle. Certains interrogent la responsabilité des services de renseignement.

Contre la panique qui égare, la raison qui protège

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Gérald Darmanin et Emmanuel Macron à Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre 2020. © AFP Gérald Darmanin et Emmanuel Macron à Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre 2020. © AFP

Depuis l’infâme assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste à Conflans-Sainte-Honorine, la France fait face à la panique morale de ses élites politiques et médiatiques. Jusqu’à l’exécutif qui, après les effets d’annonce débridés du ministre de l’intérieur, vient de désavouer l’Observatoire de la laïcité, représentant d’une vision apaisée des valeurs de la République.

Dissolutions, perquisitions, fermetures: l’exécutif tape vite et fort

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Comme après les attentats de 2015, les opérations de police administrative fondées sur des notes de renseignement se succèdent. Après les « visites domiciliaires », la fermeture de la mosquée de Pantin et les projets de dissolution, certaines cibles contestent.

Après l’attentat de Conflans, l’exécutif fait feu de tout bois

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 © AFP © AFP

Renforcement du projet de loi contre le « séparatisme islamiste », retour de la loi Avia, changements envisagés à la tête de l’Observatoire de la laïcité… Après l’assassinat de Samuel Paty, le président veut donner à voir des actes « concrets », quitte à sombrer dans le confusionnisme.

La précipitation politique menace de nouveau les principes fondamentaux

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Gérald Darmanin et Emmanuel Macron, le 20 octobre. © AFP Gérald Darmanin et Emmanuel Macron, le 20 octobre. © AFP

Remise en cause de décisions du Conseil constitutionnel et de la loi de 1881 sur la presse, glissements institutionnels… Sous pression d’une partie de l’opposition, des membres du gouvernement et de la majorité sont prêts à s’attaquer aux libertés publiques et aux droits individuels.

Contre le CCIF et BarakaCity, Gérald Darmanin manie la menace de dissolution

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Après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, le ministre de l’intérieur met gravement en cause deux associations musulmanes. Et propose d’utiliser l’arme administrative plutôt que d’en débattre devant la justice. 

«Une grande partie de la population dans ce pays se sent refuser son droit au respect»

À l'air libre (19) " Une grande partie de la population se sent refuser son droit au respect " © Mediapart

Dans « À l’air libre » mercredi, les journalistes Édouard Zambeaux, qui publie Vies majuscules – Autoportrait de la France des périphéries, et Latifa Oulkhouir, directrice du Bondy Blog qui publie Jusqu’à quand ?, dialoguent sur la notion de « périphérie ».

Kaoutar Harchi: «Macron bénéficie d’un privilège d’ignorance assez terrible»

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Dans « À l’air libre » mardi, l’écrivaine et sociologue Kaoutar Harchi est venue parler du livre Racismes de France. Avant cela, Mathilde Imer, porte-parole de l’appel « 2022 (vraiment) en commun », a expliqué l’ambition des signataires. Également au menu : notre reportage avec les femmes de ménage de l’Ibis des Batignolles.

Aux discours identitaires, Mélenchon oppose la «créolisation»

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Cette notion, empruntée à Édouard Glissant, permet au leader des Insoumis de concilier sa fidélité à l’idéal universaliste et une acceptation franche du pluralisme culturel de la société française. Mais le flou demeure sur sa traduction en politiques concrètes. 

Séparatisme: Macron prescrit l’antidote et instille le poison

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Emmanuel Macron aux Mureaux (Yvelines), le 2 octobre. © AFP Emmanuel Macron aux Mureaux (Yvelines), le 2 octobre. © AFP

Le président de la République s’est exprimé, vendredi 2 octobre, sur le « séparatisme islamiste ». Cherchant un équilibre pour éviter « le piège de l’amalgame », il a toutefois cédé aux pressions de ceux qui souhaitaient voir ce sujet porté à l’agenda. En ouvrant un boulevard aux crispations identitaires.

«Certificats de virginité», une obsession mal placée

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Le gouvernement présente l’interdiction de cette pratique marginale comme l’une des mesures phares du projet de loi contre le « séparatisme » islamiste. Quitte à perpétuer les fantasmes sur la sexualité des jeunes femmes musulmanes. 

Macron acte la fin de l’instruction à domicile, mesure symbolique mais dérisoire

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Parmi les mesures concernant l’éducation dans son discours contre le séparatisme, Macron a annoncé que l’instruction serait désormais obligatoire au sein de l’école dès l’âge de 3 ans et que les contrôles seraient renforcés dans les écoles privées hors contrat. Inutile, jugent les acteurs du secteur. 

Avec le «séparatisme», le gouvernement cible les musulmans

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Marlène Schiappa et Gérald Darmanin, le 30 août 2020, au ministère de l'intérieur. © Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas via AFP Marlène Schiappa et Gérald Darmanin, le 30 août 2020, au ministère de l'intérieur. © Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas via AFP

Par bribes, le gouvernement dévoile ce qu’il entend par « séparatisme » et comment il compte lutter contre, invoquant des « zones grises » dans le droit actuel. Pourtant, dès le moindre soupçon, les pouvoirs de l’administration sont déjà exorbitants.

Séparatisme: itinéraire d’un mot chargé

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Dans la bouche d’Emmanuel Macron, le « séparatisme » a remplacé le « communautarisme ». Si, au premier abord, le glissement sémantique peut paraître louable, le mot véhicule en réalité une histoire chargée et un imaginaire piégé.

«On demeure dans une conception univoque de la République»

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Pour célébrer les 150 ans de la République, Emmanuel Macron a choisi de présider vendredi une « cérémonie de naturalisation » au Panthéon. Que signifie ce rituel ? Que donne-t-il à voir de la relation entre la République et ses autres ? Entretien avec la chercheuse Sarah Mazouz.

La République figée d’Emmanuel Macron

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Cérémonie du 4 septembre, au Panthéon. © AFP Cérémonie du 4 septembre, au Panthéon. © AFP

L’estimant « menacée » par des « forces obscurantistes » et « séparatistes », le chef de l’État a livré sa vision de la République, vendredi, au Panthéon. Une approche conservatrice qui a tout pour satisfaire son nouvel électorat de droite.