PS: ce que cachent les trains Royal et Delanoë

Par
Alors que les socialistes préparent le congrès de Reims, tout semble annoncer un remake de celui de Rennes, qui vit en 1990 s'affronter les courants jospino-mauroyiste et fabiusiens. Face à face, Royal contre Delanoë : sur l'Europe, la mondialisation, le rôle de la petite entreprise et celui de l'Etat, peu de divergences. Et si le noyau dur de leur opposition était en fait le PS ?

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Deux trains sont lancés l'un contre l'autre! Ecartez-vous des voies...» : Ségolène Royal pronostiquait en ces termes que l'affrontement entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli, pour l'investiture présidentielle de 1995, provoquerait une catastrophe. Elle avait tort. Mais sa formule pourrait néanmoins être resservie en 2008, cette fois avec pertinence, s'agissant de la compétition ouverte entre elle-même et Bertrand Delanoë pour prendre la tête du PS, lors du congrès de Reims en novembre.