Philippe Pichon, ex-flic «trop légaliste»

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Ex-plus jeune officier de paix français, Philippe Pichon a été expulsé de la police en mars 2009 pour manquement au devoir de réserve. Depuis, il continue de lutter contre le Stic, un fichier de police « liberticide », rejoint dans ce combat par la Cnil. Jugé à la rentrée pour « violation du secret professionnel », il espère sa réintégration dans la police.

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Philippe Pichon, 44 ans, était entré dans la police en 1991 comme « officier de paix » pour « faire chier » ses parents. Fleuristes-décorateurs en banlieue parisienne, ces derniers avaient d’autres ambitions pour leur khâgneux de fils. Pour la famille, on ne sait pas, mais pour ce qui est de la hiérarchie policière, c’est réussi. Mis à la retraite d’office en mars 2009 pour violation du devoir de réserve, cet ex-commandant, décrit comme « brillant » par ses anciens collègues, comparaîtra le 10 septembre 2013 devant le tribunal correctionnel de Paris pour « violation du secret professionnel, accès frauduleux à un système informatisé et détournement d'informations à caractère personnel ». Devant la XVIIe chambre, celle des libertés publiques, qui juge les délits de presse et les affaires policières.