A Paris, « l'espoir Syriza » requinque une opposition de gauche fragilisée

Les responsables de la gauche de gauche espèrent ensemble la victoire du « modèle Syriza » en Grèce. Avec l'espoir qu'elle se propage en Espagne, et qu'elle fasse bouger les lignes en France.

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La vie politique reprend, à Japy. Ce lundi 19 janvier, les gauches ont fait tréteaux communs dans ce gymnase, haut lieu historique de la gauche parisienne. Dans une salle aux deux tiers pleine, c'est un noyau militant de plus de 500 personnes qui s'est retrouvé pour soutenir Syriza, la formation de gauche radicale aux portes du pouvoir en Grèce. Une façon de remettre le pied à l'étrier, pour une gauche fragilisée après le choc des attentats de Paris, et dans le flou quant aux conséquences à en tirer pour l'avenir. « Ça fait du bien de retrouver le sourire », entend-on à plusieurs reprises. Des militants et des élus confient avoir été très marqués par les événements, d'autres redoutent qu'ils entraînent de nouvelles fractures à gauche ou, pire, de nouvelles impuissances. On s'interroge, aussi, sur le bien-fondé des restrictions de liberté en temps de « guerre contre le terrorisme », ou encore sur la possibilité d'une synthèse laïque et antiraciste, « entre SOS-Racisme et Rokhaya Diallo ».

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