Jérôme Cahuzac a la mémoire sélective. Dans sa déclaration d’intérêts, comme ministre du budget, il ne mentionne jamais la « clinique Cahuzac », spécialisée dans le cuir chevelu, qu’il a montée avec sa femme. Mais surtout, dans sa biographie officielle de ministre, il omet de mentionner ses activités de consultant au service de l’industrie pharmaceutique, exercées pendant les années 1990, après son passage au cabinet du ministre de la santé Claude Évin (de 1988 à 1991). Elles ont pourtant contribué à bâtir sa fortune personnelle, en partie dissimulée sur un compte en Suisse, comme l’a révélé Mediapart.