Au programme (13). Moraliser la vie politique, parce qu’il le faut bien

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Bien que les “affaires” Fillon et Le Pen aient rythmé la campagne, la lutte contre la corruption et pour la transparence ne semble pas un enjeu majeur de beaucoup des programmes, en dépit de quelques réelles propositions. Comme si le problème n'était pas pensé dans sa globalité.

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Vous l’entendez cette petite musique de fin de campagne qui se répand ? Les “affaires” ont tout pollué ! Elles ont empêché le débat sur les “vraies” questions ! Vues au mieux comme des faits divers spectaculaires, au pire comme du tir aux pigeons, les “affaires” sont rarement considérées, en France, comme des faits politiques à part entière, au même titre que le chômage, la dette ou la menace terroriste. Et pourtant, bien au-delà des fautes individuelles, il y est toujours question d’autres choses : le sentiment d’impunité des élus et leurs privilèges, la justice “à deux vitesses”, la dépendance des institutions au pouvoir politique, l’atrophie des contre-pouvoirs…