Vous l’entendez cette petite musique de fin de campagne qui se répand ? Les “affaires” ont tout pollué ! Elles ont empêché le débat sur les “vraies” questions ! Vues au mieux comme des faits divers spectaculaires, au pire comme du tir aux pigeons, les “affaires” sont rarement considérées, en France, comme des faits politiques à part entière, au même titre que le chômage, la dette ou la menace terroriste. Et pourtant, bien au-delà des fautes individuelles, il y est toujours question d’autres choses : le sentiment d’impunité des élus et leurs privilèges, la justice “à deux vitesses”, la dépendance des institutions au pouvoir politique, l’atrophie des contre-pouvoirs…