Les services de contre-espionnage face à une plainte pour harcèlement moral

Une commandante de la DGSI, le service de renseignement intérieur, a porté plainte contre son supérieur pour « harcèlement moral » et « violences ». La plainte a été classée sans suite, sans actes d’investigation et sans l’auditionner. Elle a décidé de se constituer partie civile.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

Les cas de harcèlement sont difficiles à établir judiciairement, mais qu’en est-il lorsque les faits ont lieu dans le milieu du contre-espionnage, où la moindre décision administrative est couverte par le secret-défense ? Les règles de droit s’appliquent-elles encore aux agentes et agents secrets ? Ce sont les questions posées en filigrane d’une plainte visant un cadre de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) et déposée en 2020 par une ancienne subordonnée qui l’accuse de « harcèlement moral » et de « violences ».

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

France
Le documentaire « Media Crash » de retour sur Mediapart
Après quelque 150 projections-débats dans des cinémas partout en France, « Media Crash » est désormais disponible sur Mediapart, avec des bonus. Le film a suscité l’inquiétude des dizaines de milliers de spectateurs qui l’ont déjà vu, face à la mainmise sur l’information de quelques propriétaires milliardaires, aux censures qu’il révèle et à la fin annoncée de la redevance.
par Valentine Oberti et Luc Hermann (Premières lignes)
Numérique
Les publicitaires font main basse sur les données des élèves partout dans le monde
Human Rights Watch a analysé durant deux ans 164 outils numériques destinés aux élèves de 49 pays durant la pandémie afin qu’ils puissent continuer à suivre leurs cours. 89 % « surveillaient les enfants, secrètement et sans le consentement de leurs parents ».
par Jérôme Hourdeaux
Littérature
Mario Vargas Llosa, Nobel de l’indécence
L’écrivain péruvien de 86 ans, entré à l’Académie française en fin d’année dernière, vient de déclarer sa préférence pour Bolsonaro face à Lula. Cette nouvelle prise de position politique reflète un parcours intellectuel de plus en plus contesté, marqué par des soutiens à des figures d’extrême droite en Amérique mais aussi de la droite dure en Espagne. Une enquête du n° 20 de la « Revue du Crieur », disponible en librairie. 
par Ludovic Lamant
Politique — Analyse
Le « parachutage », révélateur des dilemmes de la représentation
Les élections législatives fourmillent de cas de « parachutages ». Volontiers dénoncés, sont-ils si choquants ? La pratique, parfois assumée, n’a pas toujours été mal vue par le passé. Si elle reste sulfureuse, c’est à cause des failles de la représentation dont elle est le symptôme. 
par Fabien Escalona et Ilyes Ramdani