Les maillons invisibles du dispositif Sarkozy 2012

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Ils sont quasi inconnus du grand public, n'apparaissent qu'au détour d'“indiscrets” sur le dispositif 2012. Pourtant ils jouent un rôle clé auprès du président et à l'UMP. Portraits de trois maillons de la campagne présidentielle.
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Ils sont quasi inconnus du grand public, ou oubliés par celui-ci. Ils n'apparaissent qu'au détour d'articles ou d'“indiscrets” sur le dispositif 2012. Pourtant ils jouent un rôle clé, bien que dans l'ombre, auprès du président et à l'UMP. Portraits de trois maillons invisibles de la campagne présidentielle (portraits-enquêtes publiés ces deux derniers mois sur Mediapart).

G. Peltier en 2005. © Kenji-Baptiste Oikawa. G. Peltier en 2005. © Kenji-Baptiste Oikawa.
Il est le nouveau “M. Sondages” de l'UMP, déniché par Brice Hortefeux et Patrick Buisson, le sulfureux conseiller de l'ombre du président. Celui qui souffle idées et formules aux parlementaires et ministres, de Thierry Mariani à NKM, en passant par Maurice Leroy. Ancien du FN et ex-bras droit de Philippe de Villiers, Guillaume Peltier veut se rendre indispensable à Nicolas Sarkozy avec une stratégie de reconquête de l'électorat populaire à droite toute et une habile communication.

Alain Carignon © Thomas Bonzy Alain Carignon © Thomas Bonzy
Il est l'un de ceux qui gravitent autour du président, mais il n'est ni élu, ni ministre, ni conseiller officiel. Après des démêlés avec la justice et un retour politique raté en Isère, l'ancien maire de Grenoble et ex-ministre de la communication refait surface à Paris. Incontournable, mais quasi invisible. Une influence avérée, mais une présence informelle. Portrait de ce proche de Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy.

JB de Froment © DR JB de Froment © DR
À 34 ans, on lui prête déjà trois casquettes à l'Élysée: l'éducation, les sondages et la coordination du programme du futur candidat. Des postes que ce normalien et ancien prof de philo occupe en toute discrétion, quand d'autres conseillers du président se font mousser dans les médias. Ni militant, ni technocrate sorti de l'ENA, il a pourtant déjà passé près de sept ans dans des cabinets ministériels. Sans Emmanuelle Mignon, qui fut la boîte à idées de Sarkozy en 2007, le président pourrait avoir besoin de lui.

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