Affaire des sondages: Guéant mis en examen pour «complicité de favoritisme»

Par

Après Emmanuelle Mignon, c'est au tour de Claude Guéant d'être mis en examen dans l'affaire des sondages de l'Élysée. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, dont il a été le secrétaire général de l'Élysée, le « Château » a dépensé 7,5 millions d'euros en conseils et sondages auprès de Patrick Buisson ou du cabinet GiacomettiPeron, sans passer le moindre appel d'offres.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L’étau judiciaire se resserre autour des anciens du Salon vert, ce bureau où le président Sarkozy réunissait chaque semaine ses plus proches conseillers pour disséquer l’opinion. Parmi eux, cinq sont désormais mis en examen dans l’affaire dite « des sondages de l'Élysée ». Après les « sondeurs » eux-mêmes (Buisson et Giacometti), le publicitaire bénévole (Goudard) et le conseiller technique (Vaulpré), celui qu’on surnommait le « vice-président », Claude Guéant, a été mis en examen mardi 23 février pour « complicité de favoritisme » et placé sous le statut de témoin assisté pour « complicité de détournements de fonds publics ». L’ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, avait déjà été mise en examen pour « favoritisme » le 2 février dernier.