A Calais, quand Eric Besson veut fermer la «jungle»...

En visite à Calais, jeudi 23 avril, Eric Besson a promis la fermeture d'ici la fin de l'année de la «jungle», cette zone informelle où campent des centaines de migrants en transit vers la Grande-Bretagne. «Car la loi de la jungle, c'est la loi des passeurs», s'est justifié le ministre de l'immigration. Au-delà des effets d'annonce, les observateurs doutent de la faisabilité, comme de l'efficacité d'une telle mesure. Entretien avec le documentariste Sylvain George, présent à Calais lors du passage éclair du ministre, qui filme depuis deux ans le quotidien des migrants.

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Pour sa deuxième visite à Calais dans ses nouveaux habits de ministre de l'immigration, Eric Besson a joué, jeudi 23 avril, la carte de la fermeté. Le successeur de Brice Hortefeux a confirmé la fermeture d'ici la fin de l'année de la «jungle», cette zone où des centaines d'exilés campent en attendant de passer un jour en Grande-Bretagne. «Six actions concrètes» ont certes été annoncées en faveur des migrants, comme un futur bureau de recueil de demandes d'asile. Mais de «mini-Sangatte», point: les migrants ne pourront pas compter sur des constructions en dur. Les futures douches sont prévues à l'extérieur de la ville. Quant à la lutte contre les filières clandestines, elle sera renforcée, promet le ministre. «Car la loi de la jungle, c'est la loi des passeurs. Et la République ne saurait accepter l'existence de ce véritable village clandestin», a martelé Eric Besson.