Argent noir et corruption: la malédiction des sous-marins

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Trois grands contrats d’armement français sont au cœur de vastes enquêtes anti-corruption de la justice. À chaque fois, c’est la vente de sous-marins sortis des chantiers navals qui est en cause. Brésil, Malaisie et Pakistan : ces pays dessinent le monde d’une menace pénale inédite pour l’appareil militaro-industriel français.

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Dans Les affaires sont les affaires (1903), pièce à succès du dramaturge Octave Mirbeau, le personnage d’Isidore Lechat, affairiste protéiforme et patron de presse cupide, s’écrie, cynique, à un moment de l’histoire : « Où il y a l’argent, il n’y a pas d’honneur. Il y a une affaire et cela se traite. » La Direction des constructions navales (DCN), le géant français des navires de guerre, a-t-elle ces deux dernières décennies sacrifié elle aussi son honneur afin de conclure de bonnes affaires ?