Après la débâcle Hamon, la recomposition incertaine du PS

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Le candidat du PS a enregistré un score historiquement bas au premier tour de la présidentielle, avec seulement 6 % des suffrages, loin derrière Jean-Luc Mélenchon, également éliminé. Ses proches appellent à une recomposition de la gauche et à une refondation du PS. Mais avec des contours plus que flous dans un parti extrêmement divisé.

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Il ne croyait pas au « je », il croyait au « nous ». Mais le « nous » n’est pas nombreux. Benoît Hamon a été éliminé au premier tour de la présidentielle, dimanche 23 avril, avec seulement 6 % des voix. Une chute spectaculaire de 22 points par rapport au score de François Hollande cinq ans plus tôt. Jamais un candidat du PS n’avait réalisé un résultat aussi faible depuis Gaston Defferre en 1969 au nom de la défunte SFIO. C’est désormais la survie du Parti socialiste, et la recomposition de la gauche, éliminée comme en 2002, qui est en jeu, a fortiori au regard du score de Jean-Luc Mélenchon (19 %).