Le grand n’importe quoi Darmanin

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En annonçant porter plainte contre Audrey Pulvar pour une opinion politique, le ministre de l’intérieur sombre une nouvelle fois dans la polémique stérile. À l’image du pouvoir exécutif, il rivalise de démagogie, renie les principes fondamentaux et montre toute l’étendue de sa faiblesse.

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On pensait avoir touché le fond la semaine dernière, en apercevant un ministre de l’intérieur dans une manifestation de policiers durant laquelle l’institution judiciaire a été huée, sous les fenêtres de l’Assemblée nationale. C’était compter sans la capacité de Gérald Darmanin de creuser encore. Dimanche 23 mai, le locataire de la Place Beauvau a annoncé sur Twitter porter plainte « au nom du ministère de l’intérieur » contre Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris et tête de liste des socialistes aux élections régionales en Île-de-France.