La «génération 21-avril» se trouve au pied du mur

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Ce n’est pas un hasard si les contestataires à la gauche de Hollande sont ceux qui ont estimé que l’élimination de Lionel Jospin en 2002 était le fait d’une politique pas à l’écoute de son électorat.

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Ils étaient jeunes, en tout cas moins vieux de douze ans. Ils pensaient alors que rien ne serait plus comme avant. Ou au moins qu’on ne les y reprendrait pas. Tous ont été marqués par la catastrophe du 21 avril 2002, d'un Le Pen éliminant Jospin pour accéder au second tour de la présidentielle, événement qui a marqué un tournant dans leur vie et leurs engagements politiques. Certains ont alerté, d’autres n’ont rien vu venir, ou se sont engagés avec plus d’ardeur dans la vie publique.