L'ancien émir du Qatar fait le ménage dans ses affaires en France

Par

Au cœur de plusieurs affaires judiciaires, la gestionnaire du family office de l’ancien émir a démissionné fin juin. La remise en ordre se poursuit avec le Printemps. Son conseil de surveillance devrait entériner mardi le départ des responsables du groupe Borletti, qui avaient conduit le rachat du groupe pour 1,61 milliard d'euros.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Alors que la justice française s’intéresse de près à certaines de ses activités, l’ancien émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani, qui a beaucoup investi en France, a décidé, semble-t-il, de mettre un peu d’ordre dans ses affaires. Fin juin, Chadia Clot, cheville ouvrière de la gestion de fortune de l’émir en France, a ainsi démissionné de la présidence de French Properties Management, le family office de l’émir à Paris. L’ancienne gérante se retrouve au cœur de plusieurs procédures judiciaires, notamment dans les affaires du Printemps, du Vista Palace ou d’un yacht. Elle a été remplacée, début août, à la direction de French Properties Management par Gilles de Boissieu. Selon les procès-verbaux de French Properties, celui-ci devrait exercer son mandat jusqu'à la fin de l'année sans percevoir de rémunération, si ce n'est des remboursements de notes de frais. Dans les faits, cela ressemble beaucoup  à une mission d'extinction de la structure.