Tiers payant: Agnès Buzyn détourne les conclusions d’un rapport de l’Igas

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La ministre de la santé renonce à la généralisation du tiers payant, à la grande satisfaction des syndicats de médecins libéraux. Pour se justifier, elle se livre à une lecture très partielle d’un rapport de l’inspection des affaires sociales.

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L’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale a débuté mardi 24 octobre. Pour l’introduire, Agnès Buzyn a annoncé dimanche 22 octobre dans le JDD qu’elle revenait sur l’une des rares mesures sociales du précédent gouvernement en matière de santé : la généralisation du tiers payant, qui devait entrer en vigueur le 30 novembre. Pour la ministre des solidarités et de la santé, « aujourd’hui, nous ne sommes pas prêts techniquement à l'étendre ». Elle a aussi précisé : « Nous tiendrons l'engagement du président de la République de rendre le tiers payant généralisable. » Généralisable, mais pas généralisé : « En clair, le tiers payant restera possible mais ne deviendra pas obligatoire », traduit la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), le premier syndicat de médecins libéraux, qui crie “victoire”. En plus clair encore, les libéraux hostiles au tiers payant pourront continuer à faire comme avant : réclamer l’avance des frais à leurs patients.