Après plusieurs tentatives, le «#MeTooGay» brise un nouveau tabou

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Des milliers d’hommes gays témoignent depuis jeudi des violences sexuelles qu’ils ont pu subir pendant l’enfance ou à l’âge adulte. Une prise de parole jusque-là inaudible tant l'homophobie ou la construction de la masculinité ont souvent empêché la prise en compte de ces violences.

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« J’avais 11 ans, et un corps d’enfant. Il en avait 16 et demi et un corps d’adulte. Ça a commencé par du chantage. Puis par des pénétrations forcées, de l’humiliation, et du dégoût à mesure que mon corps devenait pubère. Ça a duré 6 ans », témoigne le journaliste Nicolas Martin. « Une fin de soirée, il voulait le faire sans capote, et j’ai dit non. Un non clair, audible, physique, mais il a insisté. J’ai répété ce non mais il était déjà en moi. J’ai demandé d’arrêter, mais il a continué. Jusqu’au bout. J’avais 19 ans, si peu d’expérience », poste un autre internaute.