À défaut de s’amuser, on apprend beaucoup de choses au procès de la famille Wildenstein. Les débats ont beau être techniques, et les prévenus se montrer sous le jour le plus terne, ce voyage au pays de l'évasion fiscale (ou de la fraude, selon les points de vue) est tout à fait digne d'intérêt et instructif. La demande de sursis à statuer des avocats de la défense ayant été rejetée ce lundi – dans le cas contraire, le procès aurait été différé de plusieurs années –, le tribunal correctionnel entreprend un examen minutieux des “trusts” appartenant à la richissime famille de collectionneurs et marchands d'art.