En 2015 pour la gauche, la clarification ou la mort

Par

L’année qui se termine a mis la gauche au bord du précipice, à son plus bas niveau politique dans l’histoire de la Ve République. Élections départementales, congrès du PS, élections régionales… L’année qui s’ouvre est décisive pour la gauche française et sa nécessaire recomposition, alors que le pouvoir socialiste s’obstine à n’avoir comme seuls horizons que l’ordre républicain et l’orthodoxie budgétaire.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le pouvoir termine l’année 2014 comme il l’a traversée. Dans l’omniprésence sécuritaire et en tournant le dos aux valeurs économiques de gauche. Ces derniers jours, Bernard Cazeneuve a concentré toute l'attention médiatique, en se déplaçant de Joué-lès-Tours à Nantes, en passant par Dijon, pour assurer de sa détermination face au péril djihadiste, après trois drames successifs, pourtant sans rapport entre eux. Qu'importe les allures de faits divers psychiatriques entourant les “Allah akbar” peut-être prononcés, Manuel Valls l'assure : « Jamais nous n'avons connu un aussi grand danger en matière de terrorisme. » En ces derniers jours de 2014, le pouvoir socialiste montre à nouveau sa remarquable capacité à se mobiliser pour l’ordre républicain. Comme s'il ne savait se mobiliser que pour cela.